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13 Du Caire a Ker


Du Caire à Ker




Retour au Caire. Bon alors, on rentre comment ?
A gauche, la Lybie de Khadafi, un bon tyranriste (sic) qui gère son pays en fonction de ses humeurs et se contrefout de l'opinion publique internationale. A droite, Israël, avec Netanyaou, qui gère le pays en fonction des humeurs des intégristes religieux et se contrefout de l'opinion publique internationale.
Bon, de toute façon, on était prévenu: pas de politique pendant le voyage, ou alors seulement bien planqué derrière son blog...

 

En attendant, au milieu, il y a quand même les pyramide de Djoser à Saqqarah. Il s'agit tout de même du plus ancien monument en pierre (de taille) d'Egypte. Avant les pyramides, les Egyptiens construisaient des mastabas c'est-à-dire des tombeaux de forme rectangulaire en briques crue (c'est pour cela qu'il n'en reste rien aujourd'hui). Imhotep est l'architecte du pharaon Djoser et l'inventeur de la pyramide : il superpose plusieurs mastabas de taille décroissante et conçoit cette pyramide à degrés. (pour ceux qui ne suivent pas, en italique, c'est la minute de Zaza...)





Le Sinaï dans l'autre sens, par le centre, sans longer la côte cette fois. On pense au retour, mais on est toujours pas blasé par le décor...

 

 

Nuweiba, dernière escale égyptienne : baignades et plongées.
Au fond, les montagnes rosées de l'Arabie Saoudite.
C'est un peu désert comme ville depuis que les Israëliens ne viennent plus en vacances. Les attentats de Taba en 2006 ont stoppé l'essor touristique. Les bédouins qui ont monté des "camps" s'ennuient dans leurs hamacs mais sont toujours aussi paisibles.

 

 

 

 

ça y est, c'est décidé, on tente le coup de passer la frontière à Taba vers Israël.
A la frontière égyptienne, Jean-Jean est brimgbalé d'un bureau à l'autre. On lui demande de verser quelques backshich plus ou moins franchement. La routine quoi après presque deux mois passés en Egypte. Au final, cela reste des petites sommes.
Pendant ce temps, les filles s'occupent à photographier les petites bêtes. De toute façon, les affaires sérieuses sont une affaire d'hommes : ça m'arrange !


 

 

 

 

 

 

Choc brutal au changement de frontière.
Coté égyptien : le douanier est une homme, 60 ans bien tassés, l'uniforme militaire qu'on lui avait remis lors de sa dernière promotion en 1985, reprisé 12 fois en 25 ans, repassé 12 fois en 25 ans. Le gars a des rides malicieuses au coin des yeux et fait un clin d'oeil au filles.
Coté israélien : la douanière est une jolie brune de 19 ans. Jeans et tee-shirt moulants, lunettes fumées, talkie-walkie sur l'épaule, pistolet automatique à la ceinture. Pas de ride ni de malice. Elle fait le job, point barre.

Il ont un scanner pour passer les véhicules, mais Iveco est trop haut... Donc il faut vider tout le contenu du camion dans des caddies et passer tout ça dans un petit scanner genre aéroport.
Au total, une bien belle journée à manger des chips et se refaire le film du voyage en rangeant le camion plein de nos petits souvenirs. Sur la photo, un sachet d'infusion, jugé suspect, au même titre que le barbecue, la pompe a vélo et les cailloux jordaniens.

 

 

 

 

 

 

 

Les filles de la photo ne vont pas à une free party. Contrairement aux apparences, le flingue est ici tout sauf un accessoire de mode.

 

 

 

Finalement, on l'aura eu, notre baignade dans la mer morte !
Enfin, pas les enfants, car apparemment "ça pique le kiki très fort".
Zaza, telle une sirène, découvre les joie de la natation sans effort.

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller de la Mer Morte à Jérusalem, on traverse la cisjordanie. C'est étonnant comme sur toutes les cartes que j'ai eu depuis le collège, on voit la Cisjordanie comme une entité, un territoire continu, qui a la forme d'un demi papillon, le petit bout d'Israël pour les Palestiniens. En pratique, la Cisjordanie est une zone dans laquelle il y a des routes israéliennes, des colonies juives... et quelques petits morceaux épars gérés par les Palestiniens. A droite, Jericho, un de ces morceaux palestiniens.

 

 

 

 

 

 

Ah voilà, c'est plus clair avec la carte. En vert, les miettes pour les Palestiniens. Pour un palestinien, aller d'un point vert à un autre (seulement quelques kilomètres), il faut compter la journée, à cause des checkpoints et des interrogatoires humiliants qui vont avec.
En jaune, les colonies israéliennes. La carte date de 2001. Vous pouvez ajouter des points jaunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jérusalem !
En haut, le truc doré qui brille, c'est le dôme du rocher, 3ème lieu saint de l'Islam. Le rocher est fameux car il semble que Mahomet ait pris son élan dessus pour monter au ciel.
Juste devant, le grand mur calcaire, c'est le mur des lamentations, le premier lieu saint pour les Juifs. Encore devant, les voitures de la sécurité, parce que Dieu est amour, mais y a des limites quand même.
Ceci dit, c'est vraiment une ville agréable à visiter, c'est tout piétonnier, ça brasse des bonnes soeurs avec  des burquas et des bigoudis, tout ça dans une ambiance plutôt sereine, genre y aurait presque moyen de s'entendre.

 

 

 

 

 

 

C'est marrant, je croyais qu'il ne me restait rien du catéchisme, mais les collines autour de Jérusalem, je les voyais vraiment comme ça, avec les ifs et les oliviers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, c'est pas le tout, mais le cargo italien nous attend au nord, le départ est prévu d'ici quelques jours à Haïfa, on file.
On se trouve un petit coin tranquille en haut du mont Carmel. Une des meilleures soirée du voyage pour les filles avec l'inauguration du barbecue.

 

 

 

 

 

 

 

ça y est, on a réussi à embarquer ! Ambiance cargo, port de commerce, la liberté, les voyages, tout ça.

 

 

 

 

 

 

 

Les filles au dessin, Jean-Jean à la guitare, c'est parti pour 9 jours de traversée ponctuée d'escales.
Nous sommes les seuls passagers en dehors de l'équipage. On est bichonné par le stewart italien, Peppo, qui nous trouve toujours un morceau de Toblerone pour le goûter, et nous nourrit à coup de platrées de pâtes comme s'il était notre mère...
Seul le capitaine, un petit teigneux (un sarde ou un Sicilien, enfin, un teigneux), n'est pas très ravi d'avoir des enfants sous sa responsabilité...

 

 

 

 

 

Sachant que le bateau avance à 17 noeuds, que le vent de 25-30 noeuds est de face, et que la passerelle où je me trouve est à 30 mètres de hauteur, combien de temps puis-je rester debout sans me tenir au compas ? (Réponse : aucun espoir, n'y pensez même pas).

 

 

 

 

 

 

Photo pour Lolo. On a pas pu prendre en photo notre bateau, mais on fait escale en Turquie à coté d'un autre bateau de Grimaldi Lines, le sistership de notre cargo.

Ensuite, tout va très vite. Arrivée à 19h à Ravenna, près de Bologne, la journée du lendemain pour traverser l'Italie et aller se faire une tartiflette chez Isa et François à Chambéry. La route du retour ressemble ensuite au film : "Le bonheur est dans le pré", quand Michel Serrault et Eddy Mitchell s'arrètent d'auberge en auberge et se demandent "On recule pas, là, Francis ?" Les amis, la famille, la vie, quoi !

 

 

 

 

 

 

Ca y est, la vie a déjà repris son cours ; j'ai eu du mal à mettre à jour le blog, à mettre un point final à cette belle aventure. Il y a le voyage, mais surtout cette histoire qu'on s'est inventé à 4. C'était fort.

Bon allez, c'est pas le tout, mais c'est r'parti, y a tout à inventer ici aussi, donc on vous bise fort, on vous dit ciao, bye, hasta siempre, Al Salama, Shalom sur vous, merci de nous avoir suivi, take care, salut à toi Mamiloup, inch'allah, fatti i cattsi tuoi, passez quand vous voulez au moulin, y viva la vida !
 



Publié le 10/05/2010 à 23:46, dans 13 Du Caire a Ker, Haïfa
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Mascottes et oiseaux


Voici notre première mascotte. La bergeronnette grise ne s'y est pas trompé. Cet oiseau est certes présent en permanence dans tout l'Ouest de la France mais quand il fait trop froid, il migre. Elle nous a suivi durant tout le voyage, jusqu'en Egypte, où nous nous sommes retrouvés du Caire à la mer rouge, en passant par les oasis du désert !

 

 

 



Notre deuxième mascotte est le tamaris que l'on trouve tout autour de la Mediterranée jusque ... dans le jardin de Phila à Moëlan-sur-Mer ! Il aime les ambiances salines des bords de mer : on l'appelle "salt cedar". C'est aussi l'arbre d'Aphrodite car il se plaisait à Izmir, l'antique ville de Smyrne qui était aussi la ville de la déesse de l'amour et de la beauté, sur les bords de la mer Egée en Turquie (eh oui Phila !).

 

 

 

 

 

 

A peine débarqués au Caire, dans cette ville délirante, il y a des aigrettes et des hérons qui se régalent des immondices qui jonchent le bord des rivières.
Plus étonnant, ces perruches à collier aux plumes vert pistache qui nous narguent dans les pins du camping.

 

 

 

 

 

 

Une ombre plane au-dessus de la pyramide de Mykerinos ...

 

 

 

 

 

 

Une fois arrivés dans les oasis, les oiseaux ont trouvé leur petit coin de paradis, tout comme nous. Ici des hérons gardeboeufs.

 

 

 

 

 

 



Là, des échasses blanches dans les étangs saumâtres.

 

 

 

 

 

 

 

Un traquet à tête blanche, déjà croisé dans le Sinaï.

 

 

 

 

 

 

 

Une tourterelle maillée, en train de s'étirer une aile.

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'oasis de Dakhla à Magic Spring, autour du lac vit une multitude d'oiseaux : des canards plongeurs, des grands cormorans, des martinets pâle et des hérons à gogo.
L'aigrette garzette est aussi présente dans toute l'Egypte. Oiseau d'apparence très délicate, elle émet "à l'envol, une sorte de soupir rude "aaah""(d'après le guide ornitho) qui ressemble à un gros rot ! Toute ressemblance avec des personnages existant est vivement déconseillée.  

 

 

 

 

 

 

 

Les hérons cendrés, ou pourprés, sont forcément remarqués : ces gros oiseaux quittent les roseaux en s'agitant bruyamment pour s'envoler et ce n'est pas rien.

 

 

 

 

 

 

 

Des vanneaux éperonnés sur les bords du lac.

 

 

 

 

 

 

 

Une belle baston entre deux huppes fasciée pour la femelle. Celle-ci surveille l'issue du combat en faisant l'air de ne pas y toucher. Tout cela à deux pas de nous : les oiseaux, bien trop occupés, n'étaient pas du tout effrayés par notre présence malgré nos deux oiseaux à nous qui chantaient à tue-tête.

 

 


Bon d'accord ce n'est pas non plus le festival des couleurs des perroquets ou autres oiseaux plus riches en couleurs auquel vous vous attendiez. Mais c'est sans compter tous les oiseaux que nous n'avons jamais réussi à prendre en photo : le Souimanga du Nil ou de Palestine, le roselin du Sinaï, la rousserole turdoïde, et autres aigrettes, limicoles et rapaces etc...

A bientôt. Zaza



Publié le 10/05/2010 à 22:50, dans 12 Mascottes et oiseaux, Louxor
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Désert et Hiéroglyphes


On arrive, là, non, Zaza ?

 

 

 

 

 


Le Caire, c'est 22 millions d'habitants. Tout y est démesuré. Seul le Nil et ses felouques lui donnent un peu d'humanité.

 

 

 

 

 


Depuis la Turquie, on s'est habitué à la conduite un peu sportive et un peu inchallesque des locaux.
L'Egypte, c'est vraiment un cran au dessus. Aussi, quand la petite fille est tombée de la voiture devant nous, c'était presque normal ; il faut juste s'attendre à tout (heureusement à faible vitesse, elle s'en tire juste avec une belle frayeur).
La "ring road" du Caire, c'est le summum. Il faut se méfier particulièrement des piétons, des charettes tirées par des ânes, des semi-remorques lancés à pleine balle, du nombre incalculable de voitures en panne, des accidents, des marche arrières pour celui qui rate sa sortie, de ceux qui ralentissent pour demander leur chemin en hurlant d'une voiture à l'autre, de ceux qui s'arrêtent au milieu de tout pour se bastonner, mais surtout, surtout, des minibus et des taxis qui s'arrêtent n'importent où et n'importe quand. Le tout sans clignotant, bien entendu.

La photo est prise par Zaza, qui se balade sur la ring road à pied. No comment, Zaza...

 

 

 

 

 


Les souks sont à l'image de la ville. On trouve tout, même les petites vis inox qui vont bien pour réparer la pompe à eau, dans un shop qui fait un mètre carré. Le vendeur est ingénieur informatique, spécialiste bases de données, sans doute très compétent, mais ça paye pas les bases de données en Egypte, alors il fait dans la vis inox en rêvant à l'Europe. On se souhaite bonne chance en partant, je lui en aurais bien donné un peu de la mienne.

 

 

 

 

 

 


Le ministère de l'intérieur, c'est pas mal non plus. C'est là qu'il faut aller pour le renouvellement des visas. "Univers Kafkaïen garanti" disait le guide Géo. En pratique, c'est comme d'hab, il faut un peu jouer des coudes, mais ça marche plutôt bien.

 

 

 

 

 

 


Dans le genre démesuré... C'est chouette de penser qu'on a pas encore découvert la vraie chambre royale de Khéops. Le sphinx, avec son sourire un peu narquois, semble dire : "nananinanaireu, vous trouverez pas, euh"(en Egyptien ancien, bien sûr).

 

 

 

 

 


Journée "free" pour Zaza, qui en profite pour aller marcher sur la ring road, et aussi pour aller dans le vieux Caire et le quartier copte. Les coptes sont les chrétiens d'Egypte (10 % de la population). Rien ne les distingue des musulmans, sauf souvent leurs prénoms et chez les hommes parfois, une petite croix tatouée à l'intérieur du poignet.
Les édifices du quartier copte sont essentiellement des lieux de culte : synagogue, monastères, couvents et cette église dédiée à la sainte Vierge. Ses fondations en troncs de palmier lui valent son nom d'El-Moallaqa, la suspendue. Les nefs sont de superbes voûtes de bois en berceau tandis que les menuiseries des iconostases sont en bois de noyer, de cèdre et d'ébène incrustée d'ivoire. Les boiseries sculptées et incrustées et les icônes sont deux arts dans lequel les coptes sont passés maîtres (la désormais célèbre minute de Zaza).

 

 

 

 

 


Un petit cours de tissage au centre d'art voisin de notre camping du Caire. Une fois n'est pas coutûme, celui-ci présente l'avantage de ne pas faire travailler des enfants mais de les former très jeune pour leur apprendre un métier : batik, tapisseries, céramiques.

 

 

 

 

 


C'est pas le tout, mais ça fatigue, cette ville de fous. Direction la route du désert : 800 km de sable entre Le Caire et Louxor, ponctuée par 4 oasis. Bon, avec le gasoil à 0,14 € le litre, ça revient à 10 €...

Question désert, on est servi. Pas un troquet, pas une mobylette. Rien. Pendant 350 kilomètres.

 

 

 

 

 


A si, tiens, une aire d'autoroute. Il manque juste le vautour...

 

 

 

 

 

 


Et puis tout à coup, comme dans Tintin : l'eau, et tout ce qui va avec.

 

 

 

 

 

 


Les oasis sont alimentées par des sources d'eau chaudes. Une fois canalisées, elles irriguent toutes sortes de cultures : riz, oranges, bananes, dattes...

 

 

 

 

 

 

 

Le contraste verdure-désert est saisissant. On se sent comme sur une île, petit refuge entouré par le désert hostile. Au fond, la caravane passe.

 

 

 

 

 

 


Et comme sur les îles, les habitants sont chaleureux et heureux de rencontrer des étrangers.

 

 

 

 

 

 

 


La plupart des sources d'eau chaude sont désormais équipées d'une pompe (à moteur thermique), qui permet d'avoir le débit nécessaire aux cultures. A la sortie des sources, ils ont aménagé des petits bassins en béton, sorte de grande baignoire collective où les habitants (pardon, les hommes) viennent se laver et se détendre le soir. Le hammam local en quelque sorte.
C'est très très agréable, cette baignoire avec les étoiles comme plafond.

 

 

 

 

 

 

 

  

Entre deux oasis, le désert blanc. C'est en fait un désert en formation, où restent encore des traces de la mer, qui était là il y a quelques années. Les trucs blancs sont des restes d'animaux microscopiques marins. C'est beau et rigolo.

 

 

 

 

 

 

Le vent a sculpté le calcaire tendre au sol. On dirait la mer en face de la pointe du Raz. Les lumières et le silence rendent le lieu magique. 

 

 

 

 

 

 

 


En plus, on peut bivouaquer ici... le rêve. Petite virée de nuit avec les filles pour voir la voie lactée et s'assurer qu'il n'y a pas de hyène. Bravo à Zaza, qui pense à laisser une lumière allumée dans le camion... Iveco, tel un fennec, se fond dans le paysage et n'est plus visible à 50 mètres.

 

 

 

 

 

 


Arrivée à Dakhla, l'oasis "coup de coeur" de la rédaction. Ici aussi, le moyen de transport le plus courant est le pick-up Chevrolet, ou la charette tirée par des ânes.
 

 

 

 

 

 

 


Le coup de coeur, c'est surtout lié à "magic spring". L'eau est à 33 degrés, et arrive dans un petit bassin aménagé aux petits oignons. L'eau sort naturellement par le fond du bassin, ça fait des bulles, et ça fait remonter le sable du fond. Sensation un peu bizarre pour les jambes, entre le massage et le gommage.
Bon, les filles, attention quand même à ne pas mouiller vos habits, là.

 

 

 

 


Ouais, mais là papa, on a pas pu résister....

 

 

 

 

 

 


Le site, très très beau, a été racheté par un investisseur égyptien de 28 ans pour une pound symbolique. Un petit malin qui a tout compris aux occidentaux : il est en train de construire un complexe hôtelier à taille humaine avec des petits bungalows construits selon l'architecture traditionnelle égyptienne (briques et enduits en terre crue), des vergers luxuriants de manguiers, bananiers et d'orangers, des observatoires à oiseaux,  et tout qui va bien pour se regénérer l'esprit.

On aurait bien investi dans son projet, si on avait été capitalistes, ça va rapporter du 15 % sans effort. C'est bizarre quand même le capitalisme... De quel droit on prend 15 % sans effort... Mais bon, je m'égare.

 

 

 

 

 

 

 

 
Pour le moment, le projet n'est pas achevé, et on peut bivouaquer tranquille près de la source. Sahid apprend les plantes à Margot et la pêche à moi -même si j'ai déjà un sacré niveau. On se fait des balades autour des étangs pour voir les oiseaux qui ne migrent plus, tellement ils sont heureux ici. A suivre bientôt la page spéciale oiseaux de Zaza.

 

 

 

 

 

 

 


Depuis l'antiquité, l'homme utilise l'amphore en terre. L'amphore est poreuse et laisse passer un peu d'eau. En s'évaporant, l'eau produit du froid qui maintient l'intérieur très frais. Sur toute la route du désert, on trouve ces amphores partout, avec une timbale en accès libre.

 

 

 

 

 

 

 



Le désert suivant est lui bien fini. C'est en fait la grande mer de sable qui va jusqu'en Lybie.
Le freesbee qui sert de luge est bientôt mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

"J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir, je me suis donc endormi sur le sable, à mille mille de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma suprise, au levez du jour, quand une drôle de petite voix m'a reveillé : "S'il vous plaît, dessine-moi un mouton."

 

Margot, dans le désert, elle part en live : elle court pieds nus vers le néant, sans jamais s'arréter. Ca doit signifier un truc en psychanalise. On est mal.

 

 

 

 

 

 

 

Allez, une dernière source chaude. La température de l'eau, qui varie entre 30 et 50° selon les sources, est ici idéale (37° ?).

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée dans la vallée du Nil, près de Louxor. C'est la période des moissons. Enfin des moissons de la canne à sucre (curieusement, on peut aussi boire le jus de canne sans rhum, mais c'est moins bon quand même).

 

 

 

 

 

 



La ville de Louxor, la mecque du tourisme en Egypte après avoir été la capitale religieuse et politique du Nouvel Empire (-1550 à - 1069 av JC). Sur la rive Est du Nil, les temples de Louxor et de Karnak étaient dédié au dieu Amon-Ré, son épouse et son fils. Selon la saison, on les mettait dans un temple ou dans l'autre.
Sur la photo, l'entrée du temple de Louxor. C'est quand même dommage qu'il manque un obélisque. Franchement, ça, rime à quoi de l'avoir foutue à Paris ????

Rectification de Zaza : les deux obélisques de granite rose ont été offertes par Mohammed Ali à Champollion en 1831 mais cela a pris deux ans pour le transporter Place de la Concorde, si bien que le gouvernement français a finalement renoncé à rapatrier le second obélisque ... en 1980 !

 

 

 

 

 

 
Entre les grands bonhommes et les petits dessins sur les murs, les filles accrochent un peu au truc, même si elle préféraient les sources chaudes.

 

 

 

 

 

 


Le temple de Karnak, la résidence principale de Amon-Re. La grande salle hypostyle est exceptionnelle, surtout à la tombée du jour. C'est une forêt de 134 colonnes gigantesques colonnes à chapiteaux en forme de papyrus.

 

 

 

 

 

 

 
Les dessins sont souvent très beaux, en particulier les mains. Dommage en revanche que le nouveau pharaon, qui est le représentant de Dieu sur terre (le pape, quoi) efface systématiquement les traces de son prédecesseur à coup de burin !

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur la rive Ouest du Nil, se trouve l'immense nécropole. Contrairement à leur ainés Khéops et autres, les pharaons de Louxor ne faisaient pas de pyramides, ils dissociaient leur lieu de culte et leur tombeau, qui était caché dans le vallée des rois. Ils pensaient ainsi ne jamais être découverts et être peinard pour la postérité. Erreur fatale ! Khéops repose toujours en paix bien planqué dans sa pyramide, tandis que les frères Ramses sont visités par des milliers de touristes chaque jour (c'est un peu l'usine, les tombeaux de la vallée des rois, on aurait du y aller plus tôt le matin).

 

Pas de photos possible ici. Pour vous consoler, je vous ai mis une jolie fille et un joli garçon d'une tombe de SaKhara, une autre nécropole près du Caire. Zaza, elle dit que c'est pas du tout sérieux car dans la vallée des rois, il s'agit de fresques (de la peinture), alors qu'à Sakhara, ce sont des bas reliefs (de la sculpture).

 

 

 

 

 

Sur ce, on remonte au Caire pour essayer de gérer la suite du voyage. On s'apprêtait à récupérer notre visa pour passer en Lybie, et voilà que Khadafi nous ferme la frontière sous le nez après une embrouille avec les Suisses. Coup dur !
Du coup, on surfe pas mal sur internet, on cherche une solution pour rentrer.

 

Aux dernières nouvelles très fraîches (Lundi 1er Mars, 20 h), on a trouvé un Roro (un cargo spécialisé dans le transport de véhicules) qui peut nous emmener avec le camion de Haïfa en Israël jusqu'à Monfalcone, dans le nord de l'Italie.

On tente le passage en Israël demain, on vous tiens au courant !

Bises.

 



Publié le 1/03/2010 à 22:17, dans 11 Desert et Hieroglyphes, Al W???t ad D?khilah
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Sinai and sun


Arrivée à Nuweiba, le port oriental du Sinaï.
Passage de frontière assez long... Heureusement encore, on a le "triptique" (le carnet de passage d'Iveco), et puis aussi un extincteur dans le camion. Il y a un gars dont c'est le boulot de regarder les extincteurs. Les gars sont hyper spécialisés à la frontière... Un pour le numéro de chassis, un pour les plaques minéralogiques... Ca crée des emplois de fonctionnaires (avec salaire de misère, 100 €/mois au troisième échelon, mais avec les bakchichs, ça devient raisonnable).

D'après Zaza, les romains avaient compris que pour éviter la corruption, il fallait très bien payer les fonctionnaires (merci de relayer l'information en France ; non, je blague). Le gouvernement Moubarak, lui, semble dire que la corruption est un bon moyen de payer les fonctionnaires à l'aide d'impôts "indirects".

 

 


Direction Dahab, haut lieu du tourisme, version babacool. Les bédouins ont construits des petits hôtels rudimentaires, avec matelas au sol, tapis et tables basses sur la plage...
La photo est prise le lendemain d'un orage super beau et super violent, comme il y en a tous les 5 ans (le lendemain de l'arrivée de Mamiloup, allez savoir...).

 

 

 


Au programme, baignade avec masque et tuba (toujours aussi beau), resto de poisson allongé sur des coussins, sieste, chicha (narguilé) et jus de citrons frais délicieux. Si le stress persiste, un petit pétard permet de se détendre tout à fait (c'est interdit aussi en Egypte, mais bon là, c'est le Sinaï, c'est les bédouins, c'est pas encore tout à fait l'Egypte).
 

 

 

 


Coté désert, ça vaut les wadis jordaniens.

 

 

 

 


Hosni (Moubarak), il a dit de faire la paix (avec Israël, bien sûr), car c'est bon pour le business. Pas con, l'argument, mais il joue serré, Hosni, l'opinion publique est ici très fortement anti-israëlienne, relayée par des politiques -y compris des ministres.

 

 


Bon, ici, on a pas eu de neige, mais ça glisse quand même (après analyse, tests et validation des utilisateurs, le freesbee s'avère être la meilleure luge sur le sable).

 

 

 

 


Mamiloup est bien arrivée avec ses patés de canard et son Saint-Nectaire, passés de justesse à la douane.....
Elle s'adapte assez vite au climat et aux coutumes locales (promis, Papiloup, on ne lui a pas fait fumer des trucs interdits).

A droite, le narguilé (appelé ici chicha), sert à fumer un mélange bizarre parfumé à la pomme, au miel ou autre...

 

 

 

 


Petite virée au monastère Sainte-Catherine. La route est grandiose.

 

 

 

 


Le Sinaï est très peu peuplé. On croise seulement quelques tentes ou maisons de terre de bédouins. Leurs dromadaires sont curieux comme nos vaches.

 

 

 

 


Voire plus. C'est pas très beau, faut reconnaitre, un dromadaire, mais ça a l'air vraiment très doux.
 
Bon, c'est là que j'ai vraiment la honte, car je me prépare à donner du pain au dromadaire, quand un bédouin m'interpelle car il le veut bien le pain, mais pour lui, ou pour sa famille. Voilà, me voilà tout minable à donner mon pain au gars... Après discussion avec les gens du camping (aussi des bédouins qui ont vécu dans le désert), j'ai confirmation que ces familles oubliées du monde sont très pauvres.
Premier avertissement.... ne jamais oublier qui nous sommes, ni où nous sommes.

 

 

 

 


Le monastère est exceptionnellement fermé. Dommage... C'est beau quand même.

 

 

 


On en profite pour se faire un petit "Kochari", le plat national Egyptien : riz, macaronis, lentilles, pois chiches et oignons frits, assaisonnés avec une sauce tomate. C'est pas cher, ça tient au corps, et c'est plutôt bon !

 

 

 

 

 


Mamiloup est déjà repartie. On profite de passer par Sharm El Sheir pour se faire une petite virée à Ras Mohammed, haut lieu de la plongée... Ca vaut effectivement le détour : coraux de folie, poissons perroquets, lion ou lune, ange ou clown, raies aux taches bleues, de quoi faire raler Lolo qui va encore dire que je chambre. C'est vrai, c'est pas sport...
Le bivouac au milieu des coraux fossile est également assez idyllique. 

 

 

 

 

 

 

 

Brouillard sur les bords de Loire ?
Non, non, tempête de sable dans le Sinaï (tu vois Lolo, la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille ici).
Au volant, ça fait peur au début, mais c'est pas pire que le brouillard des bords de Loire. Je suis juste bon pour un petit décrassage du filtre à air.

 

 

 

 

 


Un dernier checkpoint Sinaïque, comme il y en a partout sur les routes : "Passport please. Where are you from ? Where do you go ? Welcome to Egypt !". Ces contrôles sont aparemment destinés à rassurer les touristes depuis les attentats de 2004 (Sharm El Sheir) et 2006 (Tabah). C'est marrant comme on se sent à priori en sécurité partout, mais comme la présence policière, qui est censée nous rassurer, a plutôt pour effet de nous faire flipper...

 

 

 

 

On s'approche de l'entrée Sud du canal de Suez. Au fond, les super-tankers côtoient les plaisanciers, tous attendent le droit d'emprunter le fameux canal.

 

 

 

 



Le canal de Suez se traverse par en-dessous. De l'autre coté, c'est l'Afrique (enfin c'est ce qu'on dit ici)!


Après cette quinzaine genre vacances de rêve, on s'apprête à affronter Le Caire, la plus grande ville d'Afrique, qui risque d'être un peu moins détendue que le Sinaï..... Au programme : visa, douane, bakchich et pyramides.

Bises.

PS : A l'heure de publier (Lundi 1er Février, 23h34) nous sommes déjà au Caire depuis quelques jours, tout va bien, on part bientôt vers le désert blanc, les oasis... puis si tout va bien Louxor ! A suivre.

 

PPS : Bienvenue à Lucie, Gabin et Clément, trois petits bouts à qui on souhaite bien du bonheur. Ca sent le printemps !

 



Publié le 1/02/2010 à 22:23, dans 10 Sinai and sun, Dahab
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Jordanie Nature


Entrée en Jordanie par la -riche- vallée du Jourdain.
En bas, les serres maraichères, mais aussi les bédouins qui promènent leurs moutons et cultivent la terre avec cheval et soc.
Plus loin au fond, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Golan occupé, la mer de Galilée... C'est vraiment tout petit pour tout ce monde là ! Vous l'aurez deviné, la Palestine, c'est en fait Israël, mais ici comme en Syrie, on l'appelle Palestine ou Palestine occupée.

Pour nous quelques belles balades, mais c'est un peu tendu comme coin : des militaires partout, checkpoints et contrôles tous les 10 kms, on hésite à bivouaquer, d'autant que la nuit dernière, un sniffeur de colle -chose plutôt rare- a essayé de s'en prendre aux vélos (sans doute de la colle à rustines...).

 

 

 

Vous plaignez pas, ici aussi, il y a de la glace sur le bord des lacs ; ah non, en fait, c'est le sel de la mer morte... Quel déconneur je fais, quand même.
C'est rigolo, l'eau on dirait pas de l'eau, on dirait un truc lourd, à mi-chemin entre le mercure et le liquide vaisselle (beurk).

 

 

 

Le coucher de soleil le plus bas du monde (400 mètres sous le niveau de la mer), voire un peu plus car le niveau baisse d'environ un mètre chaque année.

 

 

"Le sel de la mer morte : excellent pour les peaux sensibles" Margot
"Ouaip !" Solène

Alors bon, c'est vrai, on n'a pas la photo du baigneur qui lit son journal dans la mer morte... Il faut dire que si tu veux trouver un endroit un peu accessible avec une douche d'eau douce (obligatoire !!), c'est tout privé : compter 40 euros pour la petite famille, sachant que les filles vont se brûler les yeux, que Zaza n'est pas trop chaude pour le bain au liquide vaisselle et mercure, et que j'ai déjà fait l'expérience dans une vie antérieure. Au final, on a préféré les sources chaudes de Hammamat Ma'in (voir plus bas).  

 

 

 

Rencontre sur les bords de la mer morte. Des jeunes déliquants qui lichent de la vodka à bon marché ? Non,non, de jeunes flics, qui lichent du Pepsi. Ils ont le roi Abdallah en fond d'écran de leur portable, ils sont croyants et pratiquants, vont se marier dès que possible et fonder une famille... Ah si, quand même, ils mangent des sardines à même la boite, les chenapans !
Je suis pas charitable, ils étaient adorables, comme la plupart des gens ici. Le tourisme est plus présent qu'en Syrie, mais c'est quand même la même générosité partout, c'est super simple de parler normalement avec les gens ici... il suffit de prendre un tout petit peu son temps.

Pour les occidentaux, le temps, c'est de l'argent... pour les orientaux, le temps n'a pas de prix ! (lu dans le roman de Yasmina Kadra sur l'Algérie, très beau)

 

 

 

La mer morte, c'est le début des grands espaces : désert, canyons, hyènes...

 

 

 

 

Margot grimpe sur tout ce qu'elle trouve, en l'occurence, elle est servie !

 

 

 

 

Comme en Syrie, les camions sonts beaux, et les camionneurs du coin très fleur bleue (coeurs, fleurs...)

 

 

 

Les "wadis" (vallées) sont raides, mais Iveco s'en sort avec grâce, comme toujours. La photo est prise à -150 mètres sous le niveau de la mer.

 

 

 

En bas (- 300 mètres), les sources chaudes de Hammamat Ma'in. Le bonheur absolu. L'eau sort de la cascade à 50°C, et arrive dans le bassin à la température idéale. Tout individu qui pénètre dans le bassin est irrémédiablement transformé en un être un peu niais affublé d'un sourire béat. Après une heure de barbotage, pas besoin de tisane pour aller au lit.

 

 

 

 

Bivouac et balades dans la vallée de Hammamat Ma'in (on a même trouvé un petite source chaude en dehors du site payant, mais chut !).
Le jeune bédouin, dont j'ai oublié le nom, apprend à Margot à descendre la montagne sans tomber (accroupi, les mains à plat au cas où, et on glisse tranquille dans les graviers). Ses chèvres aux grandes oreilles sont très belles et posent pour la photo.

 

 

 

A Madaba, Margot a 5 ans (Khamsa en arabe, le kh se prononce plus ou moins comme la jota espagnole).
J'ai fait des crêpes, car si le hoummos et le poulet grillé aux épices sont délicieux, on accroche moins sur les gâteaux genre génoise avec crème patissière sans beurre.

 

 

 

 

Dernier point de vue sur la mer morte. On a bien fait de partir à cette période, les lumières sont sublimes. Au sommet de la montagne, les ruines de la forteresse de Machéronte. C'est là que Salomé a obtenu d'Hérode la tête de Saint-Jean le Baptiste. D'une manière générale, la Jordanie est remarquable pour ses grands espaces et ses paysages mais en ce qui concerne les vestiges archéologiques elle ne s'aligne pas sur la Syrie ; la seule exception étant Pétra. (Zaza)

 

 

 

 

Le temps de s'offrir un tapis à la coopérative des femmes bédouines du coin. C'est de la bonne grosse laine, c'est un peu rustique (comme nous), les couleurs naturelles sont très belles. A voir d'ici quelques mois à moulin guilers...

La fabrique de tapis fait partie d'un projet de développement local : amélioration de l'habitat, plantation d'oliviers... Un des slogans est "plus d'arbres, moins de chèvres".
On avait déjà entendu ailleurs que les chèvres (et les moutons ?) contribuent très fortement à l'avancée du désert, vu qu'elles mangent tout ce qu'elles trouvent ! Cette théorie vous sera expliquée (et/ou réfutée) par l'ami José , qui sait tout, et même plus.

 

 

 

 

La route des Rois en descendant vers le Sud... Très impressionnants, les grands canyons. Ici le Wadi-al-Mujib. Une balade avec des fossiles à chaque pas : ammonites, oursins...

 

 

 

Un petit château croisé, ça faisait longtemps : Kérak. Pas mal cassé à l'intérieur, mais avec des dédales de souterrains non éclairés et bien sûr remplis de hyènes (l'animal emblématique de notre voyage, vous l'aurez compris).

 

 

 

Super bivouac dans la vallée de Dana. Le paysage et les lumières sont encore grandioses.
A droite, le salon de maquillage, qui donne un aperçu des couleurs de la pierre.

 

 

 

 

La tribu de Dana...

 

 

 

 

Arrivée à Petra, un endroit qui vaut a lui seul le voyage (un jour, faudra que j'fasse de la pub un jour, ou de la politique...).
Petra est en fait un cirque de montagne. On y accède par un étroit défilé (la photo), un long couloir de 1,2 km,  qui aboutit à un palais monumental, le Kazneh. Il est taillé directement dans la roche rouge, rose ou orange selon l'heure de la journée.
Les groupes de touristes ont beau brailler en coréen, brésilien ou italien, ils ne parviennent absolument pas à vous enlever l'émotion devant une telle spendeur. En plus, les 100 km carrés du site permettent de s'échapper rapidement de la foule, et de randonner tranquille toute la journée.

 

 

 

 

Du coup, le premier jour, on ne prend quasiment pas de photos, et on casse l'appareil le lendemain... Il vous reste Google Images pour donner une idée de la beauté des palais et des couleurs, ou, plus ludique, Indiana Jones et La dernière croisade, ou Harrison est super fort.  
 

 

 

 

Entre temps, le père Noël a réussi à trouver le camion, aidé en cela par le superbe sapin de Noël écologique (à gauche), qui reste vivant après Noël. A noter le papier cadeau Fulla, la poupée Barbie locale, la même mais voilée.

 

 

 

L'appareil photo étant cassé, j'en profite pour vous caser ma photo de lézard dont je suis assez fier, qui est en fait prise en Turquie (Zaza dit que ça ne se fait pas, mais c'est moi qui met à jour le blog...).

 

 

 

 

Entre temps, on est descendu au Wadi Rum (comme Jean-Marie), un autre désert aussi beau que célèbre, celui de Lawrence d'Arabie.
Des dunes belles comme dans les photos d'Arthus-Bertrand. Très rigolo à dévaler. (ouf, il nous reste l'appareil photo de Margot !)

 

 

 

La nature est vraiment belle dans le secteur : ici, la mer rouge !
A Aquaba, il fait 28 degrés dans l'air, au minimum 20 dans l'eau, ça reste très raisonnable, et c'est tellement beau dessous que de toute façon, on reste scotché comme dans le grand bleu.
Les voisins Allemands, Petra et Stephan, me prètent leur appareil photo qui va sous l'eau.

 

 

Les coraux sont magnifiques. A droite, la maman poisson lion (trés gentille) et son petit.
Qui a trouvé le poisson sur la photo de gauche ?


Ca va pas mal, on lézarde un peu au bord de l'eau. Il y a quelques touristes en camions 4x4 qui reviennent d'Afrique, et tout pleins de familles jordaniennes qui viennent pique-niquer sur la plage le Vendredi. Les familles, c'est toujours au complet, c'est à dire les 3 générations, du papy au petit dernier.



On quitte la Jordanie le 10 Janvier. Ce petit pays est celui des grands espaces, on s'est régalé !
Dans le désert du Wadi Rum ou sur les plages de la mer rouge, il y a toujours un bédouin pour discuter autour d'un thé ou une famille palestinienne pour t'inviter à manger.
C'est juste un peu moins simple qu'en Syrie pour se poser avec le camion : la police touristique veut a tout prix assurer ta sécurité, et il faut parfois dormir dans les cases prévues à cet effet... un peu de rigidité à laquelle on n'était plus habitués... On risque de souffrir au retour en France !

Une heure de ferry, et nous voilà déjà en Egypte.

Bises. A bientôt !

 


PS :
Bon alors sinon, il paraît que Mano Solo est mort. Les boules. Pour ceux qui le connaissaient de loin, et qui pensaient que c'était juste un chanteur pour adolescents depressifs, j'espère que les médias l'auront traité à sa juste valeur.
Sur scène, c'était comme Brel à l'Olympia. La poésie ou les textes engagés, les musiques, pour moi quelques unes des plus belles chansons de la scène française de ces dernières années.
Franchement, essayez, allez sur music me, et cherchez par exemple "les gitans", puis "les endurants". Mettez à fond dans le salon et asseyez vous. Finissez par un petit morceau des frères miséres pour la niac, et vous allez voir si ça rend dépressif !



Publié le 13/01/2010 à 22:28, dans 9 Jordanie Nature, Pétra
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